Un petit tour par Saint Martin de Boscherville 

Les villes portent souvent le nom de leur abbaye (à moins que ce ne soit le contraire). Mais parfois il y a un peu plus de fantaisie. L’abbaye Saint George de Boscherville est sise à Saint Martin de Boscherville. Les deux saints ont le côté  guerrier en commun, mais l’un est célébré  pour avoir terrassé  le dragon incarnant satan, tandis que l’autre est connu pour avoir partagé  son manteau avec un pauvre.

La dite abbaye est un petit joyau d’art romand normand. En prime l’église est intègre! Comme à  Jumieges on goûte  pleinement la sobriété presque austère de ce style architectural dans le calcaire blanc de la région.

De façon surprenante l’église est lumineuse avec de grandes ouvertures en plein ceintre. Au moindre rayon de soleil, la lumières envahit la nef et éclairé sa belle voûte en arcs brisé typique de l’architecture…gothique.

Un apport de l’époque suivante qui donne un petit coté « moderne »(toute proportions gardées) à l’édifice.  La version originale était un plafond en bois, sûrement moins élancé.

Comme souvent dans les églises romanes, les sculptures des chapiteaux sont charmantes. Un peu naïves, pleines de symboles et de références bibliques un peu opaques au pauvre visiteur du XXIe siecle, elles sont empreinte d’une humanité qui disparaît un peu dans la gracieuse sculpture gothique.

Une petite touche locale qui rappelle la culture outre manche: les frises décoratives à  motifs géométriques.

Avec la verdure et l’humidité locale, on se croirait presque devant un monument d’inspiration  celte.

En dehors de l’église, il reste peu de choses de l’abbaye qui a été vendue à un industriel à la Révolution. Ledit industriel finit par faire marchand de pierres quand son activité  periclita.

Reste tout de même la splendide salle capitulaire (voir photo ci-dessous) et un joli pavillon d’accueil  qui date de la reprise en main de l’abbaye par les mauristes.

Le tout est entouré d’un magnifique jardin qui a été entièrement recréé au XXe siècle et dont les travaux d’embellissement se poursuivent.

Moins connu que Jumièges, l’abbaye de Saint Martin de Boscherville est pourtant un lieu charmant que je conseille vivement de visiter (au printemps ou en été pour profiter du jardin).

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Pantalon de pyjama Margot #2

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Le recyclage de tissu est une activité merveilleuse, très satisfaisante pour notre conscience. Néanmoins, un tissu qui a déjà vécu une vie riche et longue a des risques de ne pas résister longtemps à une nouvelle existence. Cela a été le cas de mon premier pantalon de pyjama Margot . Après deux ans de bons et loyaux services, il est si déchiré que je ne peux plus le repriser.

Mais un bon pyjama est bien utile, aussi ai-je décidé de coudre son successeur.

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Ici, plus question de recyclage, même si j’ai valorisé une chute d’un précédent projet.

Et les deux années de couture qui séparent les deux versions de ce pantalon de pyjama m’ont permis de me sentir plus à l’aise pour modifier le patron. Où plutôt pour corriger ce qui me dérangeait.

Deux points me posaient problème :

1) la jambe avant et la jambe arrière ne font pas la même largeur. Problème résolu en alignant les pièces du patron décalqué et en « rabotant » la plus large

2) la taille avec lien coulissant. Je ne trouve pas les liens coulissant très confortables. J’avais donc prévu de le remplacer par un élastique. Mais je me suis également rappelé APRÈS avoir coupé le tissu qu’il y avait un problème de géométrie à la taille. Elle a grossièrement la forme d’une section de cône. Or il faut replier le haut vers le bas pour créer la goulotte dans laquelle coulisse le lien. Comment est-ce supposé s’ajuster si les diamètres sont différents ? Bref, j’ai découpé la taille et ajouté une bande d’un autre tissu pour passer l’élastique (un simple rectangle coupé en deux)

Étant donné que je n’avais pas d’élastique de la largeur de la bande, j’ai cousu une ligne droite au milieu de la bande de taille et inséré deux élastiques plus étroits .

Le tissu Petit Pan Sioux est doux et plutôt fluide. La bande de taille en tissu  » grains de riz » vient d’une chute d’un Tissus du Chien vert. Elle est plus rigide, ce qui donne une jolie tenue aux fronces de la ceinture. J’avais déjà utilisé ce tissu dans un précédent projet.

De retour au jardin

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Cela faisait très longtemps qu’il n’avait pas été question du jardin ici. C’est un peu paradoxal car le dit jardin n’a jamais été aussi beau. Malgré les gelées tardives de ce printemps, le jardin est en fleurs. Nous n’aurons vraisemblablement pas beaucoup de fruits, et beaucoup de jeunes pousses ont grillé, mais les plantes ne sont pas mortes et repartent de plus belle. Il est particulièrement frappant de voir les noyers dont toutes les jeunes pousses brunies pendent lamentablement (on dirait que l’arbre est mort) faire émerger leurs boutons secondaires le long de leurs branches nues.

Quelques fleurs que le gel n’a pas perturbé

Centauré des montagnes

Pivoine herbacée

Lila

Rosier William Shakespear (David Austin)

Mode et rationnement

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Lors d’un séjour à Londres, j’ai visité le musée de la guerre (Imperial War Muséum), qui offre une merveilleuse librairie avec beaucoup d’ouvrages de référence sur la guerre en tant qu’activité militaire, mais aussi sur l’impact des conflits sur la population civile. Cet aspect des choses est abordé d’ailleurs dans tout le musée, avec beaucoup de réussite dans la présentation.

J’ai profité de cette visite pour me procurer un livre que je cherchais depuis longtemps. Il est intitulé  » Fashion in the ration, style in the Second World War » , ce que je traduirais approximativement par  » mode et rationnement, l’élégance pendant la seconde guerre mondiale ». 

Ce livre est un délice. En plus d’être très instructif sur la vie en Angleterre pendant la guerre de 39-45, il est plein de souvenirs et d’anecdotes de femmes qui ont vraiment vécu cette période. Comment rester jolie et bien habillée quand le tissu et les vêtements sont rationnés ? Quand il n’y a plus assez de shampoing pour avoir toujours les cheveux propres? Quand vous n’avez plus de bas? Quand il n’y a plus d’élastique pour faire tenir vos dessous ?

L’époque décrite paraît incroyablement proche et lointaine. Il y avait déjà du prêt à porter avant la guerre. Toutes les femmes ne cousaient/reprisaient pas avant la guerre. Pendant la guerre, les campagnes de make do and mend donnaient des cours de tricot/reprisage/couture. Les magazines féminins du type Vogue donnaient plein de conseils pratiques et travaillaient avec le gouvernement pour soutenir le moral de l’arrière et essayer de rendre sexy  ce qui ne l’était pas. 

L’état a contrôlé la mode au sens large dans les moindres détails : coupons de rationnement, spécifications sur le nombre de boutons, de plis ou la longueur d’une jupe, introduction de standard qualité pour les textiles, etc.

Un livre enthousiasmant pour redécouvrir une période de débrouillardise et de créativité incroyable. Un ouvrage pour s’interroger sur la mode jetable ( » fast fashion » ) fabriquée à l’autre bout du monde dans des conditions souvent moralement discutables et d’une qualité tout autant discutable. On peut comprendre que la génération qui a vécu la guerre et ses privations se soit jetée à corps perdu dans cette approche de la consommation, mais nous, pourquoi le faisons nous?

Une promenade à Bayeux

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Certains livres vous donnent des envies de voyage. Malheureusement, on ne peut pas si facilement que cela s’envoler pour la Chine. De temps en temps, il y a heureusement des destinations beaucoup plus accessibles.

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La Renaissance du Bessin, journal local mentionné dans le livre d’Adrien Goetz.

Intrigue à l’anglaise d’Adrien Goetz m’a donné une folle envie de visiter Bayeux, probablement lors de la troisième ou quatrième lecture de ce livre…. Et je n’ai pas été déçue en arrivant dans cette ville. Cette dernière a été épargnée par les bombardements de la Seconde guerre mondiale, et a conservé un patrimoine riche et divers. Elle est parsemée de belles demeures en pierre de Caen, un délice pour les yeux, même si la pluie leur ôte un peu de leur chaleur (rien ne vaut un beau soleil sur la pierre de Caen !). J’ai été surprise par le côté très vivant du centre-ville avec son grand marché, ses petites rues commerçantes, ses salons de thé et restaurants.  La ville est nettement orientée vers le tourisme, mais ne l’a pas fait au détriment de son âme.

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On vient bien entendu à Bayeux pour la « tapisserie de la reine Mathilde » qui est une broderie d’un atelier spécialisé du XIe siècle. Elle est très bien présentée dans un musée dédié, avec un petit audioguide inclus dans le prix du billet. Il vous éclaire sur les différents épisodes qui sont déroulés devant vos yeux. Sans lui, la compréhension serait très difficile. J’ai découvert lors de la visite plusieurs scènes peu connues et tout à fait réalistes, comme celle où les soldats normands récupèrent l’équipement et les vêtements des soldats saxons, les laissant nus sur le champ de bataille…

Venir à Bayeux et ne visiter que ce musée serait un vrai gâchis (cela dit, la météo aidant, vous serez sûrement tentés par d’autres musées). Le musée baron Gérard vaut vraiment le détour. Il est installé dans l’ancien palais épiscopal de Bayeux qui a été adapté et aménagé avec beaucoup de succès pour recevoir ces belles collections. Muséographie très réussie pour vous faire découvrir l’histoire de la ville à travers les âges. La section la plus intéressant est sans doute celle sur la porcelaine de Bayeux. Mais la mise en scène que j’ai adorée est bien entendu celle de la section XVII-XVIIIe. Ces fauteuils suspendus… une vraie mise en scène de théâtre absurde pour un musée très sérieux (reste la question pratique : comment font-ils la poussière dessus ?).

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La cathédrale est belle, bien mise en valeur par l’absence de bâtiments adjacents et vraisemblablement une restauration réussie. Le chevet au petit matin sous le soleil est ravissant. Au risque de paraître blasée, je n’ai particulièrement été impressionnée par l’intérieur et la façade. La Normandie est très riche d’édifices gothiques religieux et la cathédrale de Bayeux ne brille pas par une originalité particulière, sauf… dans sa partie romane. La cathédrale d’origine, romane, a une histoire très liée à celle de Guillaume le Conquérant, puisque c’est son demi-frère Odon de Conteville qui a supervisé une partie de la construction et qu’elle a été consacrée en 1077 en présence du roi Guillaume et de la reine Mathilde. Il ne reste pas grand-chose de l’édifice roman si ce n’est la crypte (les cryptes, c’est humide et sombre, je ne m’y attarde jamais, donc je n’ai pas grand-chose à en dire) et les arcs en plein cintre qui séparent la nef des bas-côtés.  Ils sont ornés de décors qui évoquent les entrelacs celtes  bien plus que le roman du sud de la France. Un peu massif, mais très original !

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Dès que le soleil daigne revenir, il faut en profiter pour se perdre dans les ruelles et sortir son appareil photo toutes les cinq minutes pour une devanture rétro, un hôtel particulier cosy, une maison à colombages sculptés, une porte, etc.

Pour finir, avant de partir à la mer qui n’est pas très loin, une petite visite au cimetière militaire anglais s’impose. Entretenu avec un soin méticuleux, il s’agit du premier cimetière militaire que je visitais. L’émotion est très forte devant ces stèles alignées, sobrement décorées et portant parfois un petit mot de la famille du défunt. Ils n’étaient pas bien vieux pour la plupart. En remontant dans la voiture, j’ai écouté un peu Marlene Dietrich. Il n’y a rien à y ajouter je crois.

IMG_2667Sag mir wo die Blumen sind,

wo sind sie geblieben


Sag mir wo die Blumen sind,
was ist geschehen?
Sag mir wo die Blumen sind,
Mädchen pflückten sie geschwind
Wann wird man je verstehen,
wann wird man je verstehen?


Sag mir wo die Mädchen sind,

wo sind sie geblieben?
Sag mir wo die Mädchen sind,
was ist geschehen?
Sag mir wo die Mädchen sind,
Männer nahmen sie geschwind
Wann wird man je verstehen?
Wann wird man je verstehen?


Sag mir wo die Männer sind
wo sind sie geblieben?
Sag mir wo die Männer sind,
was ist geschehen?
Sag mir wo die Männer sind,
zogen fort, der Krieg beginnt,
Wann wird man je verstehen?
Wann wird man je verstehen?

Sag wo die Soldaten sind,
wo sind sie geblieben?
Sag wo die Soldaten sind,
was ist geschehen?
Sag wo die Soldaten sind,
über Gräben weht der Wind
Wann wird man je verstehen?
Wann wird man je verstehen?

Sag mir wo die Gräber sind,
wo sind sie geblieben?
Sag mir wo die Gräber sind,
was ist geschehen?
Sag mir wo die Gräber sind,
Blumen wehen im Sommerwind
Wann wird man je verstehen?
Wann wird man je verstehen?


Sag mir wo die Blumen sind,
wo sind sie geblieben?
Sag mir wo die Blumen sind,
was ist geschehen?
Sag mir wo die Blumen sind,
Mädchen pflückten sie geschwind
Wann wird man je verstehen?
Wann wird man je verstehen?

Lilou dress en bord de mer

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La robe Lilou est le dernier projet du livre  Love at first stitch de Tilly Walnes. Les projets étant classés par difficulté croissante, il s’agit donc théoriquement du plus ardu. Vous pouvez retrouver d’autres projets de ce livre ici et .

Les explications limpides et les photos très parlantes du livre le rendent plutôt simple en terme de réalisation. La véritable difficulté réside dans l’ajustement du patron. La jupe et ses charmants petits plis ne posent aucun problème. Le corsage en revanche présente une particularité qui est toujours un petit morceau de bravoure pour moi : des pinces poitrine ! Outre le fait que je n’ai pas vraiment besoin de ce type de pince, je dois toujours les déplacer pour ne pas me retrouver avec des pinces trop basses.

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Les tutoriels pour déplacer les pinces poitrine ont toujours l’air d’une simplicité enfantine. Il suffit de découper un rectangle autour de la pince et de le recoller plus haut. Étonnamment, cette solution présente quelques difficultés de réalisation :

  • Etant donné le nombre de centimètres dont j’ai besoin de remonter la pince, j’arrive vite dans l’emmanchure
  • Le patron est déformé par le déplacement de la pince, et je ne sais jamais comment raccorder le bas de la pince au reste du buste. En l’occurrence, j’ai fait une ligne droite, et j’ai « bidouillé » lors de la couture en coupant ce qui dépassait pour avoir une ligne de coté à peu près rectiligne.

C’est avec ce projet que j’ai appris toute l’utilité de la réalisation d’une toile préparatoire. Ou plutôt devrais-je dire de toiles préparatoires puisque j’en ai réalisées quatre !

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Le résultat final est plutôt satisfaisant. On voit à peine toute la « bidouille » qui se cache derrière un projet aux finitions plutôt propres.

La robe est entièrement doublée en voile de coton blanc. Le patron prévoit de toute façon de doubler le corsage et ne propose pas de parementures. La méthode proposée pour ce faire est très ingénieuse et facile, avec un petit côté magique quand on  retourne le corsage. Je l’ai utilisée pour d’autres projets tant elle permet d’obtenir un joli rendu sans se lancer dans des entreprises hasardeuses.

Le projet a été réalisé dans un coton pour lequel j’avais eu un grand coup de cœur chez Eurodif à Rouen. Il s’agit encore d’un motif marin, mais très estival en raison de son fond blanc. Pour des raisons inconnues, je n’avais acheté qu’un mètre cinquante de tissus, ce qui n’est pas suffisant pour le projet. J’ai donc dû jouer à un jeu très amusant qui consiste à faire des raccords façon patchwork sur un motif orienté. Quelques heures de couture supplémentaires, mais je n’en n’étais plus à ça près après mes quatre toiles !

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Le résultat est assez satisfaisant. L’encolure dos est très féminine et le plissé est bien positionné pour ne pas donner d’effet petit ventre comme peuvent le faire les jupes froncées (voir Frida n°1 et Frida n°2). J’ai probablement un peu trop allongé le buste, ce qui donne un léger effet de raccourcissement des jambes. Cela fait dans l’ensemble une sympathique et confortable robe d’été en coton que je peux espérer porter en Normandie entre le premier et le quinze août ou en cas d’été caniculaire. Avec un petit gilet peut être pour le reste de la belle saison?

  • Date de réalisation: octobre 2016
  • Tissu: coton marin de chez Eurodif, doublure en voile de coton trouvée chez Toto
  • Niveau de difficulté: facile pour la réalisation, difficile pour l’ajustement du patron
  • Patron: Lilou dress dans le livre Love at first stitch

Photos par Monsieur Ours, sur la plage de Merville-Franceville

Jupe Ava marine

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La jupe Ava, c’est un genre de couteau suisse de la mode. Une petite jupe à plis creux qu’on peut réaliser dans de nombreux tissus différents et assortir à des ballerines comme à des talons hauts. En outre, c’est un patron très facile à réaliser qui donnera une belle satisfaction à une débutante (les plis creux= un maximum d’effet pour un minimum d’efforts couture…). C’est sans doute la réalisation couture qui m’a valu le plus de compliments

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Avec sa taille bien haute et son beau volume, elle affine la silhouette et donne une impression longue jambes/taille de guêpe.

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De plus, le patron offre la possibilité d’insérer des poches dans les coutures latérales, ce qui est terriblement pratique.

Elle se ferme dans le dos avec un zip. Il s’agit du premier zip que j’ai monté, il est donc bien entendu visible. Tant qu’à être visible, je l’ai choisi blanc. Ce n’est pas très discret, mais je l’aime bien. On va dire gentiment que cela met en valeur la chute de reins…

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Quelques inconvénients tout de même: elle est courte. Sur la plage de Merville-Franceville en avril on a froid aux gambettes. Comme je n’aime pas trop montrer mes jambes, je la porte plus en hiver avec des collants noirs (et un marinière pour un effet marin d’opérette assumé) qu’à la belle saison. Si je refais ce patron, je la ferai un peu plus longue, et une taille au dessus pour pouvoir respirer même assise et après avoir mangé (bref, quelques détails bassement matériels).

  • Date de réalisation: octobre 2015
  • Tissu: tissus japonais trouvé chez Eurodif à Rouen
  • Niveau de difficulté: très facile (un peu plus difficile pour une débutante si on choisit de monter un zip invisible)
  • Patron:  jupe ava de wear lemonade (avec bien entendu la vidéo explicative)
  • Modification: aucune

Photos: Monsieur Ours (à sa demande, je précise que je me suis fait le bleu toute seule avec un bord de meuble hostile, et qu’il n’est en rien responsable )