Un petit tour par la Rochelle

Entre Carmen et Eleanor, nous sommes allés faire un petit tour à la Rochelle.

Et c’est très joli la Rochelle.

En plus, à la Rochelle en hiver il ne pleut pas tout le temps. Il y a même du ciel bleu en decembre .[NDLR: l’auteur vit en Normandie.]

Outre ces fascinantes considérations météorologiques, la ville offre un centre ville agréable de dimensions humaines, des musées bien fournis, et une histoire passionnante. Signes de civilisation [NDLR: la définition de la civilisation utilisée par l’auteur ne correspond pas à celle du dictionnaire], on y trouve un nombre important de librairies independantes, un grand marché avec des producteurs locaux, de bons restaurants et au moins une mercerie digne de ce nom (L’aiguillée, rue des bonnes femmes). Autre merveille: les arcades au dessus des boutiques pour faire du lèche vitrine au sec. Pourquoi n’y en a-t-il pas davantage dans les nombreuses villes pluvieuses de France?

Ce grand port sur l’Atlantique est célèbre pour avoir été un bastion protestant et avoir subi un siège des troupes de Richelieu de septembre 1627 à octobre 1628. À l’issue de la capitulation de la ville, la majeure partie de ses fortifications ont été détruites, sauf celles qui protègent le port. On peut visiter ces trois tours (tour de la Chaîne à droite et Saint Nicolas à gauche de la photo ci dessus, tour de la lanterne sur la photo ci-dessous.

Elles ont toutes les trois servi de prisons, ont des murs décorés de graffiti gravés et contiennent des explications sur l’histoire de la ville, des oeuvres/installations contemporaines ainsi que des expositions temporaires.

Les escaliers sont parfois vertigineux (optimisation du volume du bâtiment oblige). Même à l’intérieur des tours, dans les pièces aveugles, il y a des rappels de la mer et de la navigation.

L’aquarium de la Rochelle est très beau. Les mises en scène des différentes ambiances sont très esthétiques. On a la sensation d’être dans une sorte de ballet aquatique. Il y a même des méduses déguisées en guirlande de Noël.

En s’éloignant du port, il y a d’autres choses intéressantes à visiter. Notamment un grand bunker de la seconde guerre mondiale en plein centre ville (exceptionnel). Je n’ai pas pris de photos, il va falloir me croire sur parole. L’état major allemand avait construit en plein centre de la Rochelle une immense base vie souterraine. Il y a même un bar dedans! Ils avaient fait venir d’Allemagne des jeunes artistes peintre pour la décoration! ( Trop de !)

Enfin, un petit tour par le Museum d’Histoire Naturelle s’impose pour y découvrir un cabinet de curiosités (celui de Clément Lafaille 1718-1782) dans son mobilier d’origine, ainsi qu’une splendide volée d’impalas au dessus de l’escalier (et beaucoup d’autres bestioles empaillées)

Une ville qui a l’air agréable à vivre et qui vaut le détour

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La petite boulangerie du bout du monde

Cette fois-ci c’est un roman léger.  A bien des égards il ressemble à une comédie  romantique anglaise. En prime on y trouve quelques clichés sur les Américains. 

Mais…C’est tellement drôle. Tellement léger. Tellement  outrancier. Un vrai livre qui se dévore en oubliant de manger, dormir, descendre à la bonne gare, etc.

Il y a quand même un petit essoufflement du rythme à la fin. Trop irréaliste. Trop attendu. Too much.

Une comédie romantique qui parle autant de pain dans ce pays où manger autre chose que du pain de mie relève de la prouesse, cela a quelque chose de comique.
Mais c’est aussi une ode à  l’esprit d’entreprendre, au dur labeur et à la persévérance.  Ce qui est tout de suite nettement moins comique.

Polly, la trentaine, voit s’effondrer son couple et leur entreprise. Elle perd quasiment tout ce qu’elle possède pour payer la faillite. En revanche recherchant un logement dans son nouveau budget, elle atterit dans une (presqu’) île perdue. Elle fait la rencontre inattendue d’un bébé macareux, d’une boulangère revèche, d’un équipage de marins pécheurs, d’un Américain apiculteur, d’un vétérinaire détestant les chats et d’un millardaire avant de se lancer dans le trafic de pains qu’elle confectionne à merveille. Entre histoire de coeur et pétrissage de pâte à pain, l’héroïne garde son sens de l’humour et fait travailler notre sourire.

Les délices de Tokyo

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Cela semblait presque drôle au debut.

Un type un peu paumé qui tient une échoppe monoproduit (des dorayaki, patisserie à base de haricots rouges et de petits pancakes) dans une rue de Tokyo. 

Une vieille dame qui débarque et qui lui apprend à faire correctement son métier  tout en lui  redonnant un peu gout à  l’existence.

Un vrai roman de gare.

Mais non.

Finalement ce livre est très  sérieux. Il parle d’un Japon loin du papier glacé  des brochures touristiques et du professionnalisme un rien tatillon des equipes japonaises avec lesquelles j’ai pu travailler au cours de ma carrière.

Ici on est partagé entre  l’amour des saveurs sucrées et salées, voire sucrée-salées de la cuisine japonaise, les pétales des cerisiers en fleurs et une société implacable avec ceux qui ne rentrent pas dans le moule. 

Ce livre est beau, sans amertume. Sans glaçage non plus. Les personnages  sont tous malheureux et ont des choses à  cacher.  Mais leur chemin se croisent et ils tireront peut-être quelque chose de cette rencontre. Le livre ne donne pas la réponse. Il leur donne juste une chance à  saisir.

Un beau voyage d’encre et de papier.

Shaking Hands with death

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Terry Pratchett est un de mes auteurs  préférés. Ce n’est pas très original car ce prolifique écrivain a séduit des millions de lecteurs avec sa saga de science-fiction parodique intitulée  Les annales du Disque Monde (Discworld novel)

Pratchett a également écrit des romans pour adultes et enfants hors de cette saga, et coécrit avec Neil Gaiman un bouquin génial sur la fin du monde (De bons présages/ Good omens).

Pratchett a sauvé  des dizaines de soirées  sinistres de ma vie et des milliers d’heure de voyage en train et métro . Il m’a fait pouffer de rire toute seule devant des wagons de métro plein à craquer à l’heure de pointe. Je lui dois donc de passer pour une cinglée aux yeux de centaines d’inconnus et d’avoir causé quelques torticolis à des voyageurs qui se tiraient le cou pour déchiffrer le titre du livre entre mes mains.

Il a fait économiser à la sécurité  sociale le coût de nombreuses dépressions  nerveuses et thérapies.

Bref, ai cas où vous n’auriez pas compris , je lui voue quasiment un culte et en plus je fais du prosélytisme auprès de mes proches.

Il n’y a guère qu’un seul problème grâce dans ma relation avec mon auteur fétiche. Il est mort. En 2015. Il était atteint d’une forme rare et précoce de la maladie d’Alzheimer. En dehors du fait qu’un tas de crétins malfaisants vivent bien plus longtemps que ce monsieur qui a apporté tant d’humour à  l’humanité et que cela est totalement injuste, il est à noter que Pratchett s’est battu avec détermination contre cette maladie, en a parlé dans les médias et à clamé son droit à une mort  digne.

N’importe quelle personne ayant vu mourir à  petit feu, gavé  de médicaments quand ce n’est pas relié à des tuyaux un proche qui avait contracté une maladie grave et dégénérative de ce type à une idée de qu’une mort indigne veut dire.

Le petit opus Shaking Hands with Death est la mise par écrit d’une allocution écrite par Pratchett à ce sujet. Que vous soyez d’accord ou non avec ce qui y figure, il est impossible de ne pas être  touché par le contenu de ce discours.

Un petit livre émouvant et drôle malgré le sujet franchement sinistre. 

Thank you Mr. Pratchett

Un petit tour par Saint Martin de Boscherville 

Les villes portent souvent le nom de leur abbaye (à moins que ce ne soit le contraire). Mais parfois il y a un peu plus de fantaisie. L’abbaye Saint George de Boscherville est sise à Saint Martin de Boscherville. Les deux saints ont le côté  guerrier en commun, mais l’un est célébré  pour avoir terrassé  le dragon incarnant satan, tandis que l’autre est connu pour avoir partagé  son manteau avec un pauvre.

La dite abbaye est un petit joyau d’art romand normand. En prime l’église est intègre! Comme à  Jumieges on goûte  pleinement la sobriété presque austère de ce style architectural dans le calcaire blanc de la région.

De façon surprenante l’église est lumineuse avec de grandes ouvertures en plein ceintre. Au moindre rayon de soleil, la lumières envahit la nef et éclaire sa belle voûte en arcs brisé typique de l’architecture…gothique.

Un apport de l’époque suivante qui donne un petit coté « moderne »(toute proportions gardées) à l’édifice.  La version originale était un plafond en bois, sûrement moins élancé.

Comme souvent dans les églises romanes, les sculptures des chapiteaux sont charmantes. Un peu naïves, pleines de symboles et de références bibliques un peu opaques au pauvre visiteur du XXIe siecle, elles sont empreintes d’une humanité qui disparaît un peu dans la gracieuse sculpture gothique.

Une petite touche locale qui rappelle la culture outre manche: les frises décoratives à  motifs géométriques. Avec la verdure et l’humidité locale, on se croirait presque devant un monument d’inspiration  celte.

En dehors de l’église, il reste peu de choses de l’abbaye qui a été vendue à un industriel à la Révolution. Ledit industriel a fini par se faire marchand de pierres quand son activité  periclita.

Reste tout de même la splendide salle capitulaire (voir photo ci-dessous) et un joli pavillon d’accueil  qui date de la reprise en main de l’abbaye par les mauristes.

Le tout est entouré d’un magnifique jardin qui a été entièrement recréé au XXe siècle et dont les travaux d’embellissement se poursuivent.

Moins connu que Jumièges, l’abbaye de Saint Martin de Boscherville est un lieu charmant que je conseille vivement de visiter (au printemps ou en été pour profiter du jardin).

Pantalon de pyjama Margot #2

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Le recyclage de tissu est une activité merveilleuse, très satisfaisante pour notre conscience. Néanmoins, un tissu qui a déjà vécu une vie riche et longue a des risques de ne pas résister longtemps à une nouvelle existence. Cela a été le cas de mon premier pantalon de pyjama Margot . Après deux ans de bons et loyaux services, il est si déchiré que je ne peux plus le repriser.

Mais un bon pyjama est bien utile, aussi ai-je décidé de coudre son successeur.

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Ici, plus question de recyclage, même si j’ai valorisé une chute d’un précédent projet.

Et les deux années de couture qui séparent les deux versions de ce pantalon de pyjama m’ont permis de me sentir plus à l’aise pour modifier le patron. Où plutôt pour corriger ce qui me dérangeait.

Deux points me posaient problème :

1) la jambe avant et la jambe arrière ne font pas la même largeur. Problème résolu en alignant les pièces du patron décalqué et en « rabotant » la plus large

2) la taille avec lien coulissant. Je ne trouve pas les liens coulissant très confortables. J’avais donc prévu de le remplacer par un élastique. Mais je me suis également rappelé APRÈS avoir coupé le tissu qu’il y avait un problème de géométrie à la taille. Elle a grossièrement la forme d’une section de cône. Or il faut replier le haut vers le bas pour créer la goulotte dans laquelle coulisse le lien. Comment est-ce supposé s’ajuster si les diamètres sont différents ? Bref, j’ai découpé la taille et ajouté une bande d’un autre tissu pour passer l’élastique (un simple rectangle coupé en deux)

Étant donné que je n’avais pas d’élastique de la largeur de la bande, j’ai cousu une ligne droite au milieu de la bande de taille et inséré deux élastiques plus étroits .

Le tissu Petit Pan Sioux est doux et plutôt fluide. La bande de taille en tissu  » grains de riz » vient d’une chute d’un Tissus du Chien vert. Elle est plus rigide, ce qui donne une jolie tenue aux fronces de la ceinture. J’avais déjà utilisé ce tissu dans un précédent projet.

De retour au jardin

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Cela faisait très longtemps qu’il n’avait pas été question du jardin ici. C’est un peu paradoxal car le dit jardin n’a jamais été aussi beau. Malgré les gelées tardives de ce printemps, le jardin est en fleurs. Nous n’aurons vraisemblablement pas beaucoup de fruits, et beaucoup de jeunes pousses ont grillé, mais les plantes ne sont pas mortes et repartent de plus belle. Il est particulièrement frappant de voir les noyers dont toutes les jeunes pousses brunies pendent lamentablement (on dirait que l’arbre est mort) faire émerger leurs boutons secondaires le long de leurs branches nues.

Quelques fleurs que le gel n’a pas perturbé

Centauré des montagnes

Pivoine herbacée

Lila

Rosier William Shakespear (David Austin)

Mode et rationnement

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Lors d’un séjour à Londres, j’ai visité le musée de la guerre (Imperial War Muséum), qui offre une merveilleuse librairie avec beaucoup d’ouvrages de référence sur la guerre en tant qu’activité militaire, mais aussi sur l’impact des conflits sur la population civile. Cet aspect des choses est abordé d’ailleurs dans tout le musée, avec beaucoup de réussite dans la présentation.

J’ai profité de cette visite pour me procurer un livre que je cherchais depuis longtemps. Il est intitulé  » Fashion in the ration, style in the Second World War » , ce que je traduirais approximativement par  » mode et rationnement, l’élégance pendant la seconde guerre mondiale ». 

Ce livre est un délice. En plus d’être très instructif sur la vie en Angleterre pendant la guerre de 39-45, il est plein de souvenirs et d’anecdotes de femmes qui ont vraiment vécu cette période. Comment rester jolie et bien habillée quand le tissu et les vêtements sont rationnés ? Quand il n’y a plus assez de shampoing pour avoir toujours les cheveux propres? Quand vous n’avez plus de bas? Quand il n’y a plus d’élastique pour faire tenir vos dessous ?

L’époque décrite paraît incroyablement proche et lointaine. Il y avait déjà du prêt à porter avant la guerre. Toutes les femmes ne cousaient/reprisaient pas avant la guerre. Pendant la guerre, les campagnes de make do and mend donnaient des cours de tricot/reprisage/couture. Les magazines féminins du type Vogue donnaient plein de conseils pratiques et travaillaient avec le gouvernement pour soutenir le moral de l’arrière et essayer de rendre sexy  ce qui ne l’était pas. 

L’état a contrôlé la mode au sens large dans les moindres détails : coupons de rationnement, spécifications sur le nombre de boutons, de plis ou la longueur d’une jupe, introduction de standard qualité pour les textiles, etc.

Un livre enthousiasmant pour redécouvrir une période de débrouillardise et de créativité incroyable. Un ouvrage pour s’interroger sur la mode jetable ( » fast fashion » ) fabriquée à l’autre bout du monde dans des conditions souvent moralement discutables et d’une qualité tout autant discutable. On peut comprendre que la génération qui a vécu la guerre et ses privations se soit jetée à corps perdu dans cette approche de la consommation, mais nous, pourquoi le faisons nous?

Une promenade à Bayeux

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Certains livres vous donnent des envies de voyage. Malheureusement, on ne peut pas si facilement que cela s’envoler pour la Chine. De temps en temps, il y a heureusement des destinations beaucoup plus accessibles.

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La Renaissance du Bessin, journal local mentionné dans le livre d’Adrien Goetz.

Intrigue à l’anglaise d’Adrien Goetz m’a donné une folle envie de visiter Bayeux, probablement lors de la troisième ou quatrième lecture de ce livre…. Et je n’ai pas été déçue en arrivant dans cette ville. Cette dernière a été épargnée par les bombardements de la Seconde guerre mondiale, et a conservé un patrimoine riche et divers. Elle est parsemée de belles demeures en pierre de Caen, un délice pour les yeux, même si la pluie leur ôte un peu de leur chaleur (rien ne vaut un beau soleil sur la pierre de Caen !). J’ai été surprise par le côté très vivant du centre-ville avec son grand marché, ses petites rues commerçantes, ses salons de thé et restaurants.  La ville est nettement orientée vers le tourisme, mais ne l’a pas fait au détriment de son âme.

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On vient bien entendu à Bayeux pour la « tapisserie de la reine Mathilde » qui est une broderie d’un atelier spécialisé du XIe siècle. Elle est très bien présentée dans un musée dédié, avec un petit audioguide inclus dans le prix du billet. Il vous éclaire sur les différents épisodes qui sont déroulés devant vos yeux. Sans lui, la compréhension serait très difficile. J’ai découvert lors de la visite plusieurs scènes peu connues et tout à fait réalistes, comme celle où les soldats normands récupèrent l’équipement et les vêtements des soldats saxons, les laissant nus sur le champ de bataille…

Venir à Bayeux et ne visiter que ce musée serait un vrai gâchis (cela dit, la météo aidant, vous serez sûrement tentés par d’autres musées). Le musée baron Gérard vaut vraiment le détour. Il est installé dans l’ancien palais épiscopal de Bayeux qui a été adapté et aménagé avec beaucoup de succès pour recevoir ces belles collections. Muséographie très réussie pour vous faire découvrir l’histoire de la ville à travers les âges. La section la plus intéressant est sans doute celle sur la porcelaine de Bayeux. Mais la mise en scène que j’ai adorée est bien entendu celle de la section XVII-XVIIIe. Ces fauteuils suspendus… une vraie mise en scène de théâtre absurde pour un musée très sérieux (reste la question pratique : comment font-ils la poussière dessus ?).

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La cathédrale est belle, bien mise en valeur par l’absence de bâtiments adjacents et vraisemblablement une restauration réussie. Le chevet au petit matin sous le soleil est ravissant. Au risque de paraître blasée, je n’ai particulièrement été impressionnée par l’intérieur et la façade. La Normandie est très riche d’édifices gothiques religieux et la cathédrale de Bayeux ne brille pas par une originalité particulière, sauf… dans sa partie romane. La cathédrale d’origine, romane, a une histoire très liée à celle de Guillaume le Conquérant, puisque c’est son demi-frère Odon de Conteville qui a supervisé une partie de la construction et qu’elle a été consacrée en 1077 en présence du roi Guillaume et de la reine Mathilde. Il ne reste pas grand-chose de l’édifice roman si ce n’est la crypte (les cryptes, c’est humide et sombre, je ne m’y attarde jamais, donc je n’ai pas grand-chose à en dire) et les arcs en plein cintre qui séparent la nef des bas-côtés.  Ils sont ornés de décors qui évoquent les entrelacs celtes  bien plus que le roman du sud de la France. Un peu massif, mais très original !

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Dès que le soleil daigne revenir, il faut en profiter pour se perdre dans les ruelles et sortir son appareil photo toutes les cinq minutes pour une devanture rétro, un hôtel particulier cosy, une maison à colombages sculptés, une porte, etc.

Pour finir, avant de partir à la mer qui n’est pas très loin, une petite visite au cimetière militaire anglais s’impose. Entretenu avec un soin méticuleux, il s’agit du premier cimetière militaire que je visitais. L’émotion est très forte devant ces stèles alignées, sobrement décorées et portant parfois un petit mot de la famille du défunt. Ils n’étaient pas bien vieux pour la plupart. En remontant dans la voiture, j’ai écouté un peu Marlene Dietrich. Il n’y a rien à y ajouter je crois.

IMG_2667Sag mir wo die Blumen sind,

wo sind sie geblieben


Sag mir wo die Blumen sind,
was ist geschehen?
Sag mir wo die Blumen sind,
Mädchen pflückten sie geschwind
Wann wird man je verstehen,
wann wird man je verstehen?


Sag mir wo die Mädchen sind,

wo sind sie geblieben?
Sag mir wo die Mädchen sind,
was ist geschehen?
Sag mir wo die Mädchen sind,
Männer nahmen sie geschwind
Wann wird man je verstehen?
Wann wird man je verstehen?


Sag mir wo die Männer sind
wo sind sie geblieben?
Sag mir wo die Männer sind,
was ist geschehen?
Sag mir wo die Männer sind,
zogen fort, der Krieg beginnt,
Wann wird man je verstehen?
Wann wird man je verstehen?

Sag wo die Soldaten sind,
wo sind sie geblieben?
Sag wo die Soldaten sind,
was ist geschehen?
Sag wo die Soldaten sind,
über Gräben weht der Wind
Wann wird man je verstehen?
Wann wird man je verstehen?

Sag mir wo die Gräber sind,
wo sind sie geblieben?
Sag mir wo die Gräber sind,
was ist geschehen?
Sag mir wo die Gräber sind,
Blumen wehen im Sommerwind
Wann wird man je verstehen?
Wann wird man je verstehen?


Sag mir wo die Blumen sind,
wo sind sie geblieben?
Sag mir wo die Blumen sind,
was ist geschehen?
Sag mir wo die Blumen sind,
Mädchen pflückten sie geschwind
Wann wird man je verstehen?
Wann wird man je verstehen?