L’atelier des souvenirs

Étiquettes

, , ,

Un bon Feel Good book sans prétention, ça ne se refuse pas. L’atelier des souvenirs d’Anne Idoux-Thivet rentre dans cette catégorie et était exactement le genre d’ouvrage dont j’avais envie pendant mes dernières semaines de grossesse quand je trainais mon corps pesant du lit au fauteuil et inversement.

L’héroïne s’appelle Alice. Elle est une bonne élève surdiplomee dans un monde où ses compétences ne semblent pas requises par le marché du travail. Après une installation en province dans la maison léguée par sa grand mère elle décide de se lancer dans une nouvelle aventure professionnelle en proposant des ateliers d’écriture pour séniors en maison de retraite. Cette nouvelle activité est l’occasion de découvrir la vie et les souvenirs des pensionnaires et ceux d’Alice. Les pensionnaires vont sérieusement la prendre en main pour la mettre de gré ou de force sur le chemin du bonheur.

J’ai aimé l’écriture agréable de ce livre et ses attachants personnages, notamment les pensionnaires des maisons de retraite. J’ai également apprécié la vision positive des relations intergénérationnelles. Finalement les états d’âme de l’héroïne ne sont que secondaires et c’est tant mieux.

Publicités

Aventures en layette: les turbulettes

Étiquettes

, , , , ,

Oui, je suis très fière de mon titre d’article…

Si vous ignorez ce qu’est une turbulette, pensez à une gigoteuse. Et si la gigoteuse ne vous parle toujours pas, pensez à un sac de couchage à bretelles. Mais la sonorité du mot turbulette me plaît bien davantage que les autres dénominations.

Revenons au sujet très sérieux de cet article. Dans l’optique de préparer la naissance de mon fils, j’ai cousu quelques pièces de layette. Les plus marquantes sont les turbulettes.

Ayant acheté quelques années plus tôt le livre Les intemporels pour bébés tome 2 d’Astrid Le Provost dans l’optique de coudre des cadeaux de naissance que je n’ai jamais cousus, j’ai décidé d’utiliser le modèle qui figure dans ce livre. Il s’agit d’une turbulette avec ouverture sur le devant. Sur le moment, ce qui me déplaisant était le zip qui ne mettait pas en valeur le tissu. Ultérieurement ces considérations futiles ont été remplacées par des questions beaucoup plus angoissantes. MAIS COMMENT MET-ON UN BEBE DANS CE TRUC SANS LE RÉVEILLER ?

La turbulette n°1 ou turbulette de l’apocalypse

Pour ma première version, j’avais opté pour un choix de tissu de maman-stressée-à-mort que son bébé ait froid. Extérieur en matelassé blanc, intérieur en polaire et molleton entre les deux. Les deux achetés chez Rascol.

C’est trop. Ou peut être est-ce adapté uniquement si votre logement n’est pas chauffé du tout?

Et un zip invisible. Qui se prend dans le tissu… Mauvais choix pour un zip qui doit être souvent ouvert et fermé (le petit ange tétant toutes les deux heures, il vaut mieux choisir un zip visible et résistant )

Et j’ai respecté le patron. J’ai laissé l’ouverture devant.

L’ensemble ne m’a jamais convaincue. Je n’ai même pas retrouvé de photo de la bête terminée (ci-dessous une photo en cours).

J’ai essayé de l’utiliser une fois. La première nuit à la maison après avoir quitté la maternité. La turbulette n°2 était à la lessive…

Je n’ai jamais réussi à mettre mon fils dedans sans le réveiller et me faire assaillir de hurlements. Le petit a fini par dormir dans son nid d’ange (beaucoup moins sécurisant par rapport aux risques d’étouffement) et la turbulette a été intégralement décousue par la couturière énervée et fatiguée le lendemain. Le molleton a été récupéré pour la turbulette n°4.

La turbulette n°2 ou l’amour fou & la patience

Pour la deuxième version, j’ai décidé de modifier le patron, de mettre le zip sur le côté et de créer des pattes de fermeture sur les épaules. Pas du tout pour des raisons pratiques (à l’époque je n’avais pas accouché), mais plutôt parce que j’allais utiliser un tissu de mon stock que j’aime beaucoup mais dont je ne voyais pas bien l’utilisation en confection. La deuxième turbulette est donc en lin doublé de double gaze. Avec du molleton entre les deux pour apporter un peu de chaleur

Et je l’aimais tellement que j’ai fait une trousse de toilette assortie. J’ai même dû rabouter mes chutes de double gaze pour en avoir assez pour la doublure (quand on aime…)

L’idée de génie de cette réalisation (la turbulette) était le zip. Je l’avais récupéré sur une blouse jetable de mon labo qui n’avait été portée que quelques minutes (bilan carbone, upcycling, etc..).

La turbulette a été emportée à la maternité et utilisée dès le premier jour du bébé. Elle était photogénique, chaude mais pas trop… Bref parfaite? Sauf que l’utilisation intensive du zip ne lui a pas plu. Pauvre zip jetable censé ne servir qu’une seule fois. Quinze jours après la mise en service de la turbulette il ressemblait à ça :

Il donc fallu remplacer le zip. Après la naissance d’un bébé le temps libre non dédié à des fonctions vitales (manger, dormir, aller aux toilettes et se laver ) est très rare. Il m’a donc fallu presque 3 semaines pour réaliser l’opération.

Ah si j’oubliais : j’ai encore dû découdre la doublure que j’avais amoureusement piquée à la main au point invisible, mais surtout au ras des dents du zip. Elle se prenait donc régulièrement dans le curseur. J’en ai profité pour repriser les trous créés dans la doublure tant que j’y étais…

Turbulette n°3 ou le supermarché n’est pas ma norme

Si vous avez bien suivi ce billet fleuve, vous en êtes arrivé à la conclusion que je n’ai plus de turbulette. Le supermarché local nous a sauvé en nous fournissant à bas coût un article fait en Chine (culpabilité ). Très mignon, il y a un petit lapin dessus.

En revanche, il semble que les bébés du supermarché n’aient pas de cou. Ou qu’ils aiment leur turbulette bien serrée sous le menton. Vous aurez compris, les pattes de boutonnage étaient un peu courtes et on avait tendance à réveiller notre bébé (il y a comme un leitmotiv me semble-t-il) en les fermant. Étant donné la disette de turbulette que nous traversions, il fallait agir vite.

J’ai « cousu dans ma tête  » les pièces de rallonge pendant quelques tétées (passer 10h/jour à allaiter laisse peu de liberté physique, mais beaucoup de liberté mentale ). Quand j’ai eu une heure devant moi, j’ai pu aller vite car je savais exactement comment j’allais procéder.

Sur les photos ci-dessous les lecteurs attentifs reconnaîtront les chutes de ma robe Frida cousue en juin 2015 (popeline de coton Toto). Et mon fils n’a pas l’air très affecté par le port de petites fleurs sur les épaules.

Les photos ci-dessous sont un peu sombres, mais vous noterez je l’espère que j’ai fait de grands progrès en surpiqure.

Turbulette n°4 ou un écureuil averti en vaut deux

Pour celle-ci j’étais mieux armée. Je disposais :

  1. D’un zip résistant
  2. De tissus de qualité (un molleton rapporté du Japon par ma Maman et une double gaze achetée chez so couture à Rouen)
  3. D’un patron de turbulette optimisé (ouverture latérale et pattes à pression aux épaules )
  4. D’une solide expérience en couture de turbulette

Et voici donc le chef d’oeuvre:

Étant donné que j’ai récupéré le molleton des la turbulette n°1 (à bas le gâchis !), il n’y a pas de molleton dans les pattes de fermeture dos. J’ai donc ajouté une surpiqure autour de l’encolure et des emmanchures pour bien maintenir les différentes épaisseurs. Tout cela ayant été réalisé APRÈS la naissance de mon fils, cela m’a pris un bon mois.

Conclusion

Ce billet est terriblement long et je remercie les lecteurs qui arrivent à ces lignes. J’espère que ce partage d’expérience aidera celles et ceux qui veulent coudre de la layette et aura fait sourire les autres lecteurs.

Quant à moi, je vais probablement attendre un peu avant de coudre les turbulettes de la taille supérieure

Mme Bovary à Rouen

Étiquettes

, , , ,

L’histoire de Madame Bovary est intimement liée à celle de la ville de Rouen. On trouve dans le roman de Gustave Flaubert(1821-1880) de magnifiques passages descriptifs qui encadrent un beau récit d’adultère.

Devant le musée des Beaux-Arts de Rouen se trouve une esplanade dédiée à Marcel Duchamp (1887-1968). Fidèles à l’esprit de cet artiste, les plaques d’indication de l’esplanade sont souvent humoristiques et un peu absurdes.

Et c’est ainsi qu’un discret lien peut être établi entre Gustave et Marcel (avez-vous remarqué leurs dates de naissance et de décès ? Ils ne sont pas si distants dans le temps que leurs oeuvres respectives pourraient laisser croire…), deux célébrités normandes qui ont déployé tant d’efforts pour quitter la Normandie.

NB: si vous ne comprenez pas la plaisanterie, je vous suggère aimablement d’aller (re)lire Madame Bovary.

La folle journée du professeur Kant

Étiquettes

, ,

A première vue il s’agissait d’un album pour enfants. La couverture est rose, le format est grand et mince et il y a autant de texte que d’images.

Me souvenant d’avoir abandonné vers la page 5 la critique de la raison pure, je me suis dit que cela ne me ferait pas de mal de revoir les idées clé de la pensée de Kant sous une forme ludique. Et j’étais intriguée par la forme que cela pouvait prendre pour un jeune lectorat.

Je n’ai pas été déçue, cet album est vraiment bien fait. Clair, drôle (Jean Paul Mongin) et bien illustré (Laurent Moreau), ce petit opus est un régal.

Toutefois je me demande à quels enfants ce type d’ouvrage peut être destiné, mis à part de « grands enfants » dans mon genre. Entre allusions grivoises et explications assez abstraites, je cherche encore la classe d’âge visée. Je ne dois pas être la seule à ne pas avoir ouvert un livre de philosophie avant la classe de première (histoire de préparer les cours de philosophie de terminale), et je n’aurais jamais pensé à lire un album illustré.

Mystère…

L’or des secrets

Étiquettes

, , , , ,

On dirait un titre de roman de gare.

Le très sérieux musée de la ferronnerie de Rouen (Musée le Secq des Tournelles) accueille en ce moment une exposition qui porte pourtant ce titre.

Elle est dédiée au designer/ bijoutier/ joaillier Sara Bran et aux résonances que son travail peut avoir avec les collections du musée.

De véritables dentelles d’or et de pierres précieuses sont exposées dans la nef de l’ancienne église qui abrite le musée.

Toutes les pièces sont réalisées à la main en ajourant des plaques de métal précieux à l’aide d’une scie très fine appelée boc-fil. Il n’est pas étonnant de découvrir pendant l’exposition que ses pièces s’inspirent des dentelles textiles anciennes que Sara Bran collectionne.

Certain bijoux présentent une structure composée de plusieurs plaques articulés qui permettent de les adapter au corps qui les porte.

Le col intitulé « point d’Alençon » est la pièce qui m’a le plus fascinée par son ampleur et sa finesse infiniment délicate. Il est présenté sur un présentoir tournant qui permet de voir la lumière jouer sur le métal

Dans le cabinet d’art graphique on peut découvrir les dessins préparatoires de certaines oeuvres, ainsi que les collaborations de Sara Bran avec des marques de haute couture ou de joaillerie.

Une agréable façon de (re)découvrir ce musée exceptionnel de la ville de Rouen

Exposition du 8/06 au 04/11/2018. Entrée: 4€

My familly and other animals

Étiquettes

, , , , ,

Une petite gourmandise d’humour anglais. Les aventures d’une famille anglaise un rien singulière qui décide de quitter la météo maussade de leur île pour aller vivre quelques années dans une autre île au décor un rien différent: Corfou.

La famille est composée

  • d’une mère, veuve, passionnée de jardinage et de cuisine
  • D’un fils aîné qui aspire à devenir un grand écrivain
  • D’un deuxième fils passionné de chasse et d’armes à feu. Au besoin, il sait construire des bateaux
  • D’une fille adolescente préoccupé essentiellement par son bronzage, son acné et ses admirateurs
  • Du petit dernier, le narrateur, amoureux de sciences naturelles et aimant rapporter divers spécimens animaliers à la maison

La tribu enchaîne les aventures racontée avec humour par Gerald, l’auteur et le narrateur de ce récit autobiographique.

Il est à noter que Gerald est devenu un grand naturaliste célèbre par la suite.

On est frappé des différences culturelles avec le monde d’aujourd’hui.Laisseriez-vous votre fils de 8 ans se promener tout seul en pays étranger ? Rapporter des scorpions ou des serpents à la maison ? Faire du bateau sur une coquille de noix construite par son grand frère ?

À lire à vos enfants pour les inspirer et les pousser à être curieux, et à lire pour rire et se promener dans une île de rêve accompagné d’Anglais déjantés.

L’auberge de la Jamaïque

Étiquettes

, , ,

La météo est beaucoup trop clémente. Tout ce soleil, cette bonne humeur et cette vie en rose vous assomme.

Il y a une solution à votre problème. Un billet simple pour une lande déserte et inhospitalière. Une auberge mal famée dans laquelle plus aucun voyageur ne veut descendre. Un aubergiste alcoolique et sadique. Une aubergiste brisée et spectrale.

Bienvenue à l’auberge de la Jamaïque ! Vous êtes en Cornouailles anglaises au début du XIXe siècle et vous avez atterri chez les naufrageurs.

Publié en 1936, ce fantastique roman d’aventure a inspiré Hitchcock qui en a fait un film. Il a également adapté au cinéma deux autres roman de Daphné du Maurier: Rebecca et les Oiseaux.

L’héroïne, une orpheline coriace du nom de Mary Yellan est attachante et étonnamment contemporaine. Les autres personnages sont décrits avec plus ou moins de finesse, mais le véritable personnage principal de ce roman sont les Cornouailles. On y découvre les différents paysages et on sent l’attachement de l’auteur aux lieux et à leur beauté sauvage.

J’ai lu ce roman une dizaine de fois dans cette édition ancienne. Et je ne m’en lasse pas même si je connais l’intrigue par coeur. L’écriture me transporte, j’en oublie de dormir et de manger. Heureusement, l’ouvrage n’est pas très long!

Jupe Clémence et « Refashioning »

Étiquettes

, , , ,

Par ma foi! Il y a plus de quarante ans que je dis de la prose sans que j’en susse rien, et je vous suis le plus obligé du monde de m’avoir appris cela.

Le Bourgeois Gentilhomme, Molière

Bien avant de connaître les réseaux sociaux dédiés à la couture responsable, je faisais du « refashioning » (utilisation d’un ou plusieurs vieux vêtements pour en fabriquer un nouveau) sans le savoir.

La préoccupation derrière cette utilisation de vêtements existants, souvent tachés ou troués par endroit, était bien loin de tout sensibilité écologique (limiter l’empreinte de mon loisir sur la production de déchets de la planète) et très bassement matérialiste: quand on commence à coudre, beaucoup de pièces sont ratées (trop grandes/ trop petites/ informes/ mauvaise adéquation entre le tissu choisi et le modèle, etc.) ou tellement inconfortables qu’elles finissent à la poubelle. Inutile dans ce cas d’investir dans un tissu hors de prix. Vieux draps (voir mon pantalon de pyjama), vieille chemise d’homme, tout y passait.

Une de mes amies en a entendu parler et m’a apporté une robe Laura Ashley des années 90 ayant appartenu à sa mère. Une merveille de coton léger à fleurs. Je l’ai transformée en jupe froncée en suivant les indications du modèle Clémence de Love at first stitch.

J’ai même conservé les poches de la robe d’origine, parce que les jupes sans poche sont peu commodes (où mettrais-je mon mouchoir?).

Le modèle est très simple et se passe réel de patron puisqu’il s’agit essentiellement de tracer des rectangles. Je suis assez fière de la longueur (ni trop courte, ni trop longue) qui permet de porter des talons hauts et des talons plats, ainsi que du zip invisible qui est passablement « invisible », ce qui n’est pas évident quand on débute en couture.

Plus de deux ans après l’avoir cousu, je porte cette jupe très souvent car elle cumule les atouts du confort absolu (coton léger d’excellente qualité), de l’élégance discrète (jupe froncée longueur genoux, coloris pastels) et de la praticité (présence de poches, ne serre pas la taille, forme indémodable ). Il s’agit donc d’un projet réussi et d’une véritable nouvelle vie pour un vieux vêtement.

  • Patron : Clemence skirt issu du livre Love at first stitch de Tilly Walnes (Tilly and the Buttons)
  • Difficulté: très facile si l’on n’a pas peur des fermetures à glissières
  • Tissu: robe Laura Ashley vintage offerte par une amie
  • Date de réalisation: avril 2016

Un petit tour par la Rochelle

Entre Carmen et Eleanor, nous sommes allés faire un petit tour à la Rochelle.

Et c’est très joli la Rochelle.

En plus, à la Rochelle en hiver il ne pleut pas tout le temps. Il y a même du ciel bleu en decembre .[NDLR: l’auteur vit en Normandie.]

Outre ces fascinantes considérations météorologiques, la ville offre un centre ville agréable de dimensions humaines, des musées bien fournis, et une histoire passionnante. Signes de civilisation [NDLR: la définition de la civilisation utilisée par l’auteur ne correspond pas à celle du dictionnaire], on y trouve un nombre important de librairies independantes, un grand marché avec des producteurs locaux, de bons restaurants et au moins une mercerie digne de ce nom (L’aiguillée, rue des bonnes femmes). Autre merveille: les arcades au dessus des boutiques pour faire du lèche vitrine au sec. Pourquoi n’y en a-t-il pas davantage dans les nombreuses villes pluvieuses de France?

Ce grand port sur l’Atlantique est célèbre pour avoir été un bastion protestant et avoir subi un siège des troupes de Richelieu de septembre 1627 à octobre 1628. À l’issue de la capitulation de la ville, la majeure partie de ses fortifications ont été détruites, sauf celles qui protègent le port. On peut visiter ces trois tours (tour de la Chaîne à droite et Saint Nicolas à gauche de la photo ci dessus, tour de la lanterne sur la photo ci-dessous.

Elles ont toutes les trois servi de prisons, ont des murs décorés de graffiti gravés et contiennent des explications sur l’histoire de la ville, des oeuvres/installations contemporaines ainsi que des expositions temporaires.

Les escaliers sont parfois vertigineux (optimisation du volume du bâtiment oblige). Même à l’intérieur des tours, dans les pièces aveugles, il y a des rappels de la mer et de la navigation.

L’aquarium de la Rochelle est très beau. Les mises en scène des différentes ambiances sont très esthétiques. On a la sensation d’être dans une sorte de ballet aquatique. Il y a même des méduses déguisées en guirlande de Noël.

En s’éloignant du port, il y a d’autres choses intéressantes à visiter. Notamment un grand bunker de la seconde guerre mondiale en plein centre ville (exceptionnel). Je n’ai pas pris de photos, il va falloir me croire sur parole. L’état major allemand avait construit en plein centre de la Rochelle une immense base vie souterraine. Il y a même un bar dedans! Ils avaient fait venir d’Allemagne des jeunes artistes peintre pour la décoration! ( Trop de !)

Enfin, un petit tour par le Museum d’Histoire Naturelle s’impose pour y découvrir un cabinet de curiosités (celui de Clément Lafaille 1718-1782) dans son mobilier d’origine, ainsi qu’une splendide volée d’impalas au dessus de l’escalier (et beaucoup d’autres bestioles empaillées)

Une ville qui a l’air agréable à vivre et qui vaut le détour

La petite boulangerie du bout du monde

Cette fois-ci c’est un roman léger.  A bien des égards il ressemble à une comédie  romantique anglaise. En prime on y trouve quelques clichés sur les Américains. 

Mais…C’est tellement drôle. Tellement léger. Tellement  outrancier. Un vrai livre qui se dévore en oubliant de manger, dormir, descendre à la bonne gare, etc.

Il y a quand même un petit essoufflement du rythme à la fin. Trop irréaliste. Trop attendu. Too much.

Une comédie romantique qui parle autant de pain dans ce pays où manger autre chose que du pain de mie relève de la prouesse, cela a quelque chose de comique.
Mais c’est aussi une ode à  l’esprit d’entreprendre, au dur labeur et à la persévérance.  Ce qui est tout de suite nettement moins comique.

Polly, la trentaine, voit s’effondrer son couple et leur entreprise. Elle perd quasiment tout ce qu’elle possède pour payer la faillite. En revanche recherchant un logement dans son nouveau budget, elle atterit dans une (presqu’) île perdue. Elle fait la rencontre inattendue d’un bébé macareux, d’une boulangère revèche, d’un équipage de marins pécheurs, d’un Américain apiculteur, d’un vétérinaire détestant les chats et d’un millardaire avant de se lancer dans le trafic de pains qu’elle confectionne à merveille. Entre histoire de coeur et pétrissage de pâte à pain, l’héroïne garde son sens de l’humour et fait travailler notre sourire.